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 Aux urnes citoyens européens !

Pourquoi voter le 25 mai ?

Le couple franco-allemand est-il encore un moteur ?

 

Les enjeux de l’élection du Parlement européen, les raisons de l’abstention, les lacunes de la citoyenneté européenne, les améliorations possibles

 

Alors que les citoyens de l’UE sont appelés aux urnes le 25 mai prochain pour élire leur nouveau Parlement européen, on s’interroge déjà sur le futur chiffre de l’abstention. En effet, cette dernière n’a cessé de monter depuis les premières élections de 1979 pour s’établir il y a 5 ans à 57%, alors même que les prérogatives du Parlement se sont considérablement accrues durant les dernières décennies et encore davantage avec le traité de Lisbonne. Il faut donc s’interroger sur les raisons pour lesquelles plus d’un électeur sur deux se désintéresse de cette élection qui revêt pourtant un caractère unique au monde.

Sans doute faut-il mettre en cause la méconnaissance du système institutionnel européen, des pouvoirs réels du Parlement mais aussi l’illisibilité du fonctionnement de l’UE, la dilution de la responsabilité dans un système hybride qui allie l’intergouvernemental et le supranational, en faisant la part de plus en plus belle au premier. Il est également nécessaire de s’interroger sur la faiblesse du sentiment d’appartenance à l’UE et sur les carences d’une citoyenneté européenne qui peine à faire vibrer les cœurs !

Peut-être faut-il aussi se montrer indulgent vis-à-vis d’une Union qui ne dispose pas des moyens coercitifs dont on usé les nations pour se forger. Ces dernières ne sont pas nées naturellement ; elles sont au contraire le fruit d’une volonté politique tenace qui a mélangé la contrainte interne (lutte contre les langues régionales par exemple), la guerre contre un ennemi commun, l’éducation et la création de mythes fondateurs . Si l’UE ne peut user des deux premières, il est urgent qu’elle s’emploie activement à mettre en avant ce qu’il y a de commun dans sa culture, dans son histoire et dans son identité pour développer la dimension symbolique qui lui fait aujourd’hui défaut.

Dans ce domaine, le couple franco-allemand a depuis longtemps montré l’exemple avec la messe commune de De Gaulle et Adenauer dans la cathédrale de Reims, la poignée de mains de Verdun entre Kohl et Mitterrand ou encore le défilé de soldats allemands sur les Champs-Elysées en 1994. Mais peut-il encore servir de moteur pour développer une réelle citoyenneté européenne quand les points de vue divergent tant sur l’avenir institutionnel de l’UE de part et d’autre du Rhin ?

 

Conférence de Marion Gaillard, organisée par la FAFA-Bretagne et Saxe-Bretagne

Le 13 mai 2014 à l’Espace Ouest-France à 18h30